... autant y'en a d'autres qui ne le sont absolument pas. Surtout quand ça se répète. Voici donc une petite liste (non exhaustive) de toutes les choses qui m'agacent, qui m'énervent, qui me foutent en rogne. Jamais rien de très grave, juste des petits trucs "à la con" qui me font grincer des dents. Essayons d'y aller crescendo.
Les petites phrases
dans le ton "c'est pour ton bien"...
Comme par exemple : "tu es beaucoup plus jolie quand t'es maquillée, tu
devrais le faire plus souvent" - "tu sais, c'est pas bon de fumer, tu
devrais essayer de réduire" - "tu devrais faire ci, tu devrais faire ça...
C'est pour ton bien ! Pense à ta santé !"
Voilà bien une chose qui m'agace profondément, non seulement parce
qu'énoncer des évidences est à mon avis la preuve d'une stupidité sans
bornes (merci mais je sais que fumer nuit à ma santé, et toutes les
femmes sont plus jolies lorsqu'elles sont pomponnées et mises en valeur,
et ma santé ne regarde que moi), mais aussi parce que ces phrases
expriment une volonté de prendre des décisions à ma place, ou de me faire
changer (pourquoi, chuis pas bien comme ça ?). C'est le genre de "conseils
pourris" (conseils qui ressemblent à s'y méprendre à des ordres...)
qu'avec mon esprit de contradiction plutôt (hyper)développé, je m'empresse
de ne pas suivre. Et puis, est-ce que je m'occupe de la façon qu'ont les
autres de vivre leur vie ? Non ! Alors qu'on fasse de même pour
moi.
D'ailleurs, dans la continuité, autant
râler sur
ceux qui critiquent ma façon de
m'habiller. Depuis qu'à l'âge de 12 ou 13
ans, j'ai dit à ma grand-mère que dorénavant c'est moi qui choisirais mes
vêtements (j'en avais marre des robes roses ou bleu pastel à volants),
j'ai droit à quasiment chaque visite chez elle à une remarque sur ma
tenue. "Pas assez féminine" "que du noir" "toujours en pantalon" "faudrait
que tu songes à sortir de l'adolescence, la période rebelle est finie là"
(elle m'avait bien fait rire, celle-là) "blablabla"... Il faudrait quand
même qu'un jour les gens que je côtoie comprennent que je n'accorde
strictement AUCUNE importance à ça ! Alors oui, désolée (et puis non, je
ne suis pas désolée d'abord), je n'entre pas dans "les normes", ni dans
"les critères d'élégance" de la plupart des gens, mais ça n'est pas mon
problème. Et j'estime qu'à presque 30 ans, j'ai le droit de faire mes
propres choix vestimentaires (ça vaut pour tout le reste aussi...)
Pour moi, les vêtements ont trois fonctions : 1. couvrir la nudité - 2.
tenir chaud l'hiver et être légers l'été - 3. être confortables. Point
barre. Toute considération d'ordre esthétique, fashion ou que sais-je
d'autre est pour moi complètement superficielle. C'est mon point de vue,
et il n'engage que moi mais j'aimerais qu'on le respecte, comme je
respecte ces personnes pour qui les fringues sont une priorité.
Donc les petites phrases "tu devrais te mettre en jupe plus souvent ça te
va bien" (c'est pour ton bien quoi...) merci de les oublier. Non seulement
je ne dois rien, mais en plus, je m'en fous que ça m'aille ou pas
si je ne suis pas à l'aise dedans. Et tout ceux à qui ça ne plait pas
n'ont qu'à regarder ailleurs. Ou aller se faire foutre.
Les mecs
(oui fallait bien qu'on y arrive...), du moins une
certaine catégorie, ceux qui du haut de leur ego surdimensionné, de
l'incroyable estime qu'ils se portent, et de leurs 18-19-20 ans bien
tassés, se permettent de me parler sur un ton condescendant et supérieur,
style "je vais t'apprendre la vie, ma cocotte".
(Je vise là quelques gars en particulier,
qui ne liront probablement jamais ça (mon dieu, c'est un site de fille,
comme ça doit être merdique... y'a pas de machin-truc à configurer et tout
çaaaaa...) mais ceux qui les connaissent les reconnaîtront sans
problème.)
Alors ça, ça me fait bien rire tiens :) Je n'ai qu'une chose à leur dire :
le jour où vous payerez vos impôts, votre bouffe, vos factures, votre
caisse, vos assurances diverses, votre loyer, que vous aurez un boulot et
tout le tintouin, sans taxer papa-maman (ou papi-mamie), vous reviendrez
me parler, pas avant. Oui oui, c'est mesquin, trivial et tout, mais tant
qu'on n'a rien à payer, la vie est extrêmement simple et facile, et on
peut se permettre de péter plus haut que son cul. Après, on redescend un
peu sur Terre (voire on se casse la gueule...).
Les
filles (y'a
pas de raison :))... En fait, les filles m'énervent en général. Pour tout
un tas de petites choses que je ne vais pas m'amuser à énumérer ici, ça
serait beaucoup trop long. Mais j'ai la chance de connaître quelques
jeunes femmes totalement exceptionnelles, à savoir : Clarisse, Flal, Frédo
et Véronique.
Clarisse pour sa douceur émouvante, sa gentillesse touchante et puis
parce qu'elle est belle.
Flal... tout simplement parce qu'elle est elle, et c'est une explication
amplement suffisante.
Frédo pour tout ce qu'on a pu partager, les fous-rires, les délires
débiles, les galères, enfin tout quoi, sans jamais se prendre la tête.
Parce qu'elle ne triche pas. Et ses yeux... ahlala si vous les voyiez
:)
Véronique, pour sa pêche, son humour, son côté "zen" légèrement
j'm'enfoutiste, ses magnifiques yeux bleus, et son regard qui
pétille.
La foule : alors là on atteint le summum de ce qui peut m'énerver. Les gens dans la rue. Qui vont généralement tous en sens inverse. Qui poussent, bousculent, se bouffent l'espace entre eux - s'ils pouvaient piétiner, je suis sûre qu'ils le feraient. Les mères de famille épuisées, trois gosses à chaque bras, plus deux dans le caddie (oui, je sais que ça s'appelle une poussette...) qui s'offusquent lorsqu'on commet l'erreur monumentale de ne pas leur céder le passage, ou de ne pas les voir arriver par derrière. Les groupes de touristes, agglutinés entre eux (on les encorde ou quoi ?) qui suivent le parapluie orné d'une cigogne que tient bien haut leur guide, et qui s'arrêtent à chaque réverbère... (essayez de dépasser un groupe de 50 personnes -en train d'admirer la magnifique fresque murale juste là sur le mur- dans une rue de 3 mètres de large pour voir...). Je rêve d'être munie d'un lance-flamme dans ces cas-là.
Il y a
bien d'autres choses qui me mettent hors de moi (notamment ma grand-mère
qui a le don de me faire sortir de mes gonds en 5 secondes chrono...), des
choses bien plus graves que celles-ci, des choses beaucoup plus futiles
aussi, des petites contrariétés de rien du tout, oubliées la seconde
d'après. Rien de mortel, juste de quoi gâcher une journée.